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La Rafle

4Bll


Le 27 janvier 2025 la classe 4 BLL, à l’occasion de la Journée de la Mémoire; a regardé  « La Rafle », un film réalisé par Roselyn Bosch sorti en 2010. 

Le film raconte l’histoire du jeune Joseph Weismann, un enfant juif qui vit à Paris avec sa famille composée de son père, sa mère et ses deux sœurs. Le film montre la vie des juifs en France suite à la divulgation des lois raciales après l’occupation allemande. Au début du film, on peut voir le durcissement des lois raciales à l’égard de la communauté juive : la vie qui était restée jusqu’alors presque totalement inchangée est radicalement bouleversée au moment où le 16 juillet 1942, le gouvernement français en accord avec les nazis donne le coup d’envoi à ce qui passera à l’histoire comme le Rafle du Vélodrome d’Hiver ; l’une des plus grandes arrestations massives qui ont été faites en France pendant la Seconde Guerre mondiale. 

Après deux jours au cours desquels les prisonniers ont subi divers contrôles médicaux, les juifs sont emmenés dans un camp de transit dans la campagne française. Les conditions de vie sont terribles, la nourriture est de mauvaise qualité et en quantité réduite. Peu après, les familles sont séparées et certains juifs sont transportés dans le camp d’extermination d’Auschwitz. Le thème principal du film est l’holocauste qui nous permet de nous souvenir des victimes de la seconde guerre mondiale.

La rafle aborde d’autres thèmes importants comme par exemple la solidarité et le soutien que différents personnages offrent aux juifs pendant cette période tragique, souvent au risque de se faire eux-mêmes arrêter. L’innocence des enfants qui, bien qu’ils ne comprennent pas pleinement la gravité de la situation, sont toujours restés unis en se protégeant mutuellement. Ces scènes rendent le film encore plus douloureux parce qu’elles montrent que même les plus innocents n’ont pas été sauvées par les horreurs de cette période.

On peut voir que, malgré la tristesse de l’époque, l’indifférence était un sentiment éprouvé par beaucoup, la police française qui se montre toujours très indifférente et détachée vis-à-vis des juifs, en montrant comment les autorités étaient complices de ces persécutions.

Nous avons particulièrement apprécié la Rafle car c’est un film à fort impact émotionnel qui nous permet de ressentir différentes émotions tout au long de sa durée et de saisir des détails historiques que l’on ne connaît pas, permettant au spectateur de faire une réflexion sur la gravité des actions accomplies par les personnes pendant la seconde guerre mondiale. 

La scène la plus touchante de "La Rafle" est celle où les enfants sont séparés de leurs mères. La douleur et le désespoir sont visibles. C'est un moment qui brise le cœur et reste imprimé dans la mémoire. Imaginez des enfants qui s'accrochent à leurs parents, qui pleurent et crient, pendant que leurs mères tentent désespérément de les garder auprès d'elles. En regardant tout cela, on se demande jusqu'où peut aller la violence de l'homme. Comment est-il possible que nous soyons capables de causer tant de douleur à des personnes innocentes? C'est un moment qui nous fait réfléchir sur l'importance de se souvenir et d'apprendre du passé, pour ne jamais répéter des atrocités pareilles.

Après avoir visionné le film, la Rafle, un débat s'est ouvert sur l'expérience la plus impactante entre la lecture d'un livre ou le visionnage d'un film. En discutant, la plupart d’entre nous sommes arrivés à la conclusion que voir un film dédié à la Shoah peut avoir une plus grande influence que celle d'un livre.

Cependant, nous pensons que cette opinion est due au fait que nous n’avons pas eu l’occasion de lire de textes dans les écoles sur l'extermination des Juifs. Nous pensons que les films ont un fort impact grâce à l'aide et à la puissance des images qui reproduisent les conditions de vie extrêmes des prisonniers dans les camps.

Le silence et les visages bouleversés de nos camarades, une fois le film terminé, témoignent de sa force. Il est clair que le film a été capable de transmettre et de représenter au mieux ce qui a été et ne doit pas être oublié. En conclusion, nous espérons qu'en le racontant, nous pourrons faire comprendre l'horreur qu'ils ont connue et la force de ceux qui ont vécu ces jours terribles. 

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